EN OBSCURITÉ

Passée  Programme réflexion critique

EN OBSCURITÉ | Programme Réflexion critique
Commissaire invitée : Aseman Sabet
Artistes : Mathieu Beauséjou | Mathieu Latulippe | Jean-François Lauda | Emmanuelle Léonard | Karen Trask
Vendredi 11 novembre au samedi 17 décembre 2011
Vernissage : jeudi 10 novembre à 18 h
Table ronde : samedi 3 décembre à 15 h

 

 

 

 

 

Conçue dans le cadre du volet Réflexion critique de la galerie Les Territoires, En obscurité interroge le rôle central que peut jouer la pénombre dans la constitution et la réception des œuvres visuelles ou sonores. L’éclairage de la galerie sera donc contrôlé de façon à passer d’une obscurité partielle à une obscurité presque totale afin d’expérimenter le potentiel et la pluralité des enjeux auxquels réfère l’absence de clarté. Devant s’adapter à cette transformation, les œuvres seront contraintes à se modifier par elles-mêmes ou à travers les ajustements apportés par les artistes. Il ne s’agira toutefois pas d’un espace de présentation comprenant un simple jeu d’éclairage, mais d’une obscurité pensée comme un matériau à part entière, un élément opératoire avec lequel travailler.

 

Une des forces de l’obscurité demeure son caractère atmosphérique qui instaure ou renforce l’ambiance dans un environnement donné, évoquant parfois le nocturne, voire le cosmos. Si l’espace propre au nocturne est particulièrement difficile à délimiter, il reste que les enjeux relatifs à la perte des repères et aux modulations sensorielles sont incontournables lorsque les lieux sont baignés d’une obscurité totale. En ce sens, le passage de la pénombre à une noirceur plus imposante permettra d’observer l’impact de différents niveaux d’obscurité sur la réception des œuvres, lesquelles proposent, chacune à leur manière, une articulation possible entre le registre symbolique de l’obscurité et le contexte d’exposition.

 

Élaboré comme un laboratoire de recherche, ce projet comprendra une table ronde afin d’ouvrir un dialogue avec les artistes et le public, et de poursuivre la réflexion sur la pénombre comme stratégie à la fois artistique et muséale, en dehors d’un usage strictement logistique.

 

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Autodidacte, Mathieu Beauséjour présente ses installations, interventions et images depuis le milieu des années 1990. Ses oeuvres ont été présentées au Canada, en Europe et dans les Amériques dans des centres d’artistes, des galeries publiques et privées, des événements, biennales et musées. Il vit à Montréal. Il est représenté par la Galerie Éponyme de Bordeaux, en France.

 

Mathieu Latulippe vit et travaille à Montréal. On a pu voir son travail au Canada et à l’étranger, notamment à la Manifestation internationale d’art de Québec 4 (Québec) à Netwerk et à l’Établissement d’en face (Belgique) ; à la Galerie Clark (Montréal) ; à la Fonderie Darling (Montréal) ; et à la Triennale 2011 du Musée d’art contemporain de Montréal. Il a également participé à une résidence d’artistes dans le cadre des résidences de Among other things en Turquie (Bolu, Istanbul).

 

Jean-François Lauda vit et travaille à Montréal. Il a présenté son travail dans de nombreuses expositions collectives, dont L’étincelle du phénix à la Galerie Simon Blais, Fête à la Galerie Roger Bellemare et Dessin à dessein à la Galerie Lilian Rodriguez. En 2011, il présente son premier solo, Fait de concentré, à la galerie Simon Blais. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections, dont Loto-Québec, Senvest et Colart. Aussi musicien, il participe à plusieurs festivals, dont Mutek et Pop Montréal, avec son duo Leboeuf et Laviolette.

 

Emmanuelle Léonard vit et travaille à Montréal. Elle présente son travail au Canada et à l’étranger, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, au Neuer Berliner Kunstverein (Allemagne), à la galerie Mercer Union (Toronto) et dans le cadre du Mois de la photo à Montréal en 2007. Récipiendaire du prix Pierre-Ayot 2005, elle a effectué des résidences d’artistes à la Villa Arson (France) et à la Fondation Christoph Mérian (Suisse). Récemment, son travail était présenté à la galerie 44 (Toronto) avec Gaëlle Morel, commissaire, et elle est de la Triennale du  Musée d’art contemporain de Montréal.

 

Artiste multidisciplinaire de Montréal, le travail de Karen Trask touche plusieurs médias : la sculpture, les livres d’artiste, la vidéo et la performance. Elle a participé à de nombreux événements en arts visuels au Canada, en Inde, au Mexique, aux Etats-Unis et en Europe. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia de Montréal, on retrouve ses oeuvres dans des collections publiques et privées.

 

Aseman Sabet est doctorante en histoire de l’art à l’Université de Montréal. Elle prépare une thèse en esthétique sur la notion d’obscurité et le sens du toucher comme modes de résistance à l’oculocentrisme au 18e siècle. Elle a publié dans diverses revues spécialisées en art contemporain et est membre de la Galerie Clark à titre de théoricienne depuis 2008. Aseman Sabet est également rédactrice et commissaire pour le studio There Is à Londres.