Portfolio : Jessica Auer

 

Biographie

 

Le travail de Jessica Auer est largement concerné par l’étude des sites culturels. En 2007, elle obtient sa maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia et elle est la récipiendaire de plusieurs prix et bourses, notamment du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail est exposé au Canada et aux États-Unis, le plus récemment à VU photo (Québec, Québec); au Centre Canadien d’Architecture (Montréal, Québec) et au Newspace Centre for Photography (Portland, Oregon). Son travail est maintenu dans diverses institutions et collections d’entreprises, notamment au Musée national des beaux-arts du Québec et au Cirque du Soleil. En 2011, elle publie son premier livre Unmarked Sites, qui est choisi par Photo-eye et la librairie Indie Photobook comme l’un des 10 meilleurs livres de photos de l’année. Elle participe à plusieurs programmes de résidence, y compris la colonie d’artistes de Leighton au Centre Banff en Alberta. Elle est aussi bénéficiaire d’une bourse Brucebo à Gotland, Suède. Jessica est une des co-fondatrice de la Galerie Les Territoires de Montréal et enseigne la photographie à l’Université Concordia. Elle est représentée par la galerie Patrick Mikhail à Ottawa.

 

 

Démarche artistique

 

Des sentiers battus jusqu’à la frontière, Jessica Auer explore les lieux où l’histoire et la mythologie sont tissés dans le paysage, et où les enjeux liés au paysage contemporain émergent. À travers les médiums de la photographie et de la vidéo, l’objectif de l’artiste est d’inciter le spectateur à s’engager avec l’endroit en utilisant son imagination, tout en observant la pratique du tourisme dans une perspective critique. Depuis 2004, sa fascination pour le tourisme l’emmène à photographier des destinations populaires pour montrer comment le paysage a été conservé, modifié ou marchandisé pour s’adapter au tourisme. Cette recherche permanente invite le spectateur à considérer l’importance historique et culturelle de ces lieux ainsi qu’à s’interroger sur la responsabilité du tourisme dans l’observation de ces sites. Gardant à l’esprit que l’industrie du tourisme atténue notre compréhension d’un lieu, l’artiste cherche à provoquer la réflexion sur l’expérience personnelle, sur l’authenticité culturelle ainsi que sur la mémoire collective des sites spécifiques. Tout en s’engageant régulièrement dans des voyages d’expédition, elle crée aussi des projets narratifs qui voyagent à travers le temps et l’espace. Tout en observant le paysage à la recherche de traces du passé, son travail examine la relation entre le paysage et l’identité régionale; les images obtenues révèlent les subtilités qu’engendrent l’exploration, la colonisation, la préservation et le tourisme moderne.